Cyber-achats, réseaux sociaux, forums de discussion… Les internautes ont plus d’une occasion de laisser derrière eux des traces de leurs navigations et des données personnelles – et ce, sans qu’ils en soient toujours conscients. La question de la protection de ces données est cruciale.
Les données personnelles sont notamment utilisées par les professionnels du marketing on-line pour cibler au mieux leurs clients potentiels mais également par des non professionnels pour diverses raisons.
Dans l’un et l’autre cas se pose le problème épineux du « droit à l’oubli » de l’internaute qui peut voir, impuissant, des pans de sa vie personnelle lui échapper et circuler librement sur la Toile.
Afin de répondre à cet enjeu incontournable – au vu, notamment, du développement exponentiel des réseaux sociaux – la secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, écartant l’idée d’une loi, a défendu jeudi dernier l'idée d'une « charte d'engagements » des professionnels d'Internet définissant « des bonnes pratiques communes ».
Cette charte devrait voir le jour en 2010. Si on ne peut que se réjouir que ce sujet soit pris à bras le corps, on ne peut que regretter la proposition qui en est ressortie : une charte ! Encore une !
Pour la CLCV, une charte ne peut garantir le respect du droit La CLCV rappelle les insuffisances inhérentes à une Charte :
Elle souhaite que :
Que ce secteur soit un secteur en constante évolution et soulevant des questions complexes ne peut justifier que les droits des citoyens soient bradés. Aux pouvoirs publics de faire en sorte que la CNIL puisse se doter des compétences et des moyens nécessaires.
Encore faut-il le vouloir.
Il est vrai que les enjeux commerciaux sont importants, mais le respect des droits des citoyens ne l’est-il pas plus ?
